Homélie du 14 octobre 2018

Textes :

Présentation des délégués paroissiaux :

  • Bernard Bretonnière,
  • Ghislaine Champion
  • Christian Amewounou
  • Laïmoto Holoïa
  • Ludovic Roland

Ils ont été choisis et interpellés par l’Equipe d’Animation Pastorale de notre ensemble paroissial en partant d’une liste de suggestions établie par les chrétiens d’Allonnes et d’Arnage.

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Homélie du 7 octobre 2018

Gn 2, 18-24
Mc 10, 2-16

« Tous deux ne feront plus qu’un (une seule chair) » (Gn 2, 24). Voici une unité fondée sur une pluralité, une altérité originelle. Mais surtout dans ce « ne feront plus qu’un » de la traduction liturgique on peut entendre, comme un écho, la foi d’Israël en l’unicité de Dieu.

Le premier récit de la création fait dire à Dieu « faisons les humains à notre image, selon notre ressemblance » (Gn 1, 26). Posant par la même l’humanité, en sa composante mâle et femelle, comme l’image de Dieu, et par là même le couple comme l’image et la ressemblance du Dieu un et trine. Autrement dit, dans le dialogue de la femme et de l’homme, au sein du couple, se dit quelque chose du Dieu Un en sa pluralité de personnes. A l’origine de toute réalité humaine se tient le dialogue amoureux qui se fonde sur, dans la réalité même du Dieu qui, en christianisme, se définit comme Amour (Dieu est amour –1 Jean 4,8 -).

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Homélie du 30 septembre 2018

Textes :

 

Je ne sais pas s’il y a des gens fortunés parmi nous… Mais s’il y en a, on serait tenté de leur dire après avoir entendu St Jacques dans la première lecture : « Attention, les malheurs vous attendent ! »

Certains font de la lettre de Saint Jacques une lecture souvent très manichéenne : D’un côté les riches, de l’autre les pauvres. D’un côté les méchants, de l’autre les bons… Ce n’est pas tout à fait ce que dit Saint Jacques…

Le riche, que plaint Jacques et à qui il annonce malheur sur malheur, c’est celui qui accumule par tous les moyens en vue de lui-même et de son propre bien-être, au mépris de l’autre… On pense évidemment au riche qui laisse littéralement crever le pauvre Lazare devant sa porte dans la parabole de Saint Luc (Lc 16, 19-31). L’intérêt pour ce et ceux qui l’entourent est uniquement lié à son profit personnel et à son propre bénéfice… Il est entièrement centré sur lui-même et ce qui ne lui rapporte rien n’a aucun intérêt pour lui… Il est bouffi d’orgueil et dénué de toute compassion… Peu à peu il devient incapable de contrôler ses désirs et ses pulsions qui sont uniquement dirigés par son avidité…

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Homélie du 16 septembre 2018

Textes :

 Elle est étonnante cette scène que nous rapporte l’évangile de Marc. On la trouve aussi d’ailleurs, plus développée, chez Matthieu (Mt 16, 13-26).

En réponse à la question de Jésus, Pierre vient de faire sa première et très claire profession de foi chrétienne… « Tu es le Christ » ! Dans une telle affirmation  est sous-entendu : « Tu es le Christ et donc… Je suis chrétien », même si le mot de “chrétien” n’existe pas encore et qu’il faudra attendre encore une vingtaine d’années et la première communauté d’Antioche pour que les disciples du Christ reçoivent le nom de chrétiens. (Ac 11,26)

Alors qu’est-ce qui s’est passé pour que Pierre à qui Jésus venait de faire l’éloge « Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. » (Mt 16,17) se voit rabrouer si durement : « Passe derrière, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celle des hommes ! »

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Homélie du 8 septembre 2018

Textes :

 

Frères et sœurs, aujourd’hui et même si certains sont encore en vacances, nous célébrons la rentrée de notre ensemble paroissial ! Venus d’Arnage et d’Allonnes, mais aussi de plus loin, nous sommes heureux d’accueillir le Père Paul Antoine-Drouin, vicaire général de notre diocèse et les 3 séminaristes de notre diocèse qui vivent aussi aujourd’hui leur journée de rentrée. Nous accueillons un certain nombre des enfants qui ont été baptisés dans l’année  et tous les enfants et jeunes qui veulent présenter à Dieu leur rentrée scolaire. Nous sommes heureux aussi d’avoir avec le groupe de la Joc qui vient de vivre un temps de révision de vie… Toc, toc, toc…

Qui êtes-vous ?

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Homélie du 26 aout 2018

Josué 24, 1-2a.15-17.18b
Psaume 33
Éphésiens 5, 21-32
Jean 6,60-69

Dans l’Évangile de ce jour l’on voit Jésus abandonné par la foule de ses disciples et, se retournant vers ses plus proches compagnons, les douze, leur demander : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répond : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. ».

Avec la lettre aux Éphésiens, dans un passage souvent proposé lors des mariages, Paul invite les femmes à être soumises à leurs maris. Ce qui aujourd’hui, et fort heureusement, n’est plus audible et fait même scandale. Mais en fait il s’exprime à partir de son contexte culturel et, ce qu’il faut d’abord entendre, c’est son insistance pour que les hommes aiment leurs femmes… « comme leur propre corps ». Autrement dit, dans la relation de couple, exclure toute violence mais, il est vrai, pas celle du rapport de domination entre hommes et femmes. Autre temps, autre mœurs. Mais néanmoins la ferme volonté de Paul d’éradiquer la violence masculine dans l’intimité du couple est évidente. Ceci dit dans ce passage l’essentiel n’est pas là car, nous dit Paul, « ce mystère si grand, je le dis en référence au Christ et à l’Église ». Ici l’Église (concrètement nos communautés, chacun et chacune d’entre nous comme baptisé) est affirmée être le corps du Christ est c’est à cette affirmation que vise tout ce développement qui ne concerne qu’accessoirement les couples. Au-delà d’un concept théologique de l’Église corps du Christ, il y a une affirmation à la fois éthique et mystique. Mystique d’abord car dans cette communauté nous sommes appelés à faire l’expérience personnelle de l’union au Christ. Éthique ensuite car par notre agir communautaire et personnelle nous donnons à voir le Christ ici et maintenant.

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Homélie du 19 aout 2018

Textes :

 Frères et sœurs, c’est aujourd’hui la quatrième étape de notre réflexion sur le 6ème chapitre de l’Évangile  de Jean.

Il y a trois semaines Jésus nous faisait comprendre que seul Dieu peut rassasier la faim des hommes.

Il y a quinze jours il nous invitait à mettre notre foi en Lui, vrai pain descendu du Ciel.

Dimanche dernier, à nous laisser instruire par Dieu et conduire à Lui, pain de vie éternelle.

Aujourd’hui devant l’incrédulité des juifs, il insiste : « ma chair est la vraie nourriture et mon sang la vraie boisson… »

De telles affirmations ont alimenté, au premier siècle de l’histoire de l’Église, l’idée que les chrétiens mangeaient de la chair humaine et buvaient du sang humain lors de leurs prétendues agapes fraternelles !

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Homélie du 15 aout 2018

Textes :

 Nous célébrons aujourd’hui la fête de l’Assomption.

Même si la promulgation du dogme de l’assomption est très récente (Pie XII en 1950), la dévotion au fait que, comme le dit une prière envoyée par le Pape Adrien 1er à l’empereur Charlemagne : « Marie n’a pas pu être humiliée par les liens de la mort, elle qui engendra de sa chair, ton Fils, Notre-Seigneur.» est très ancienne dans l’Église.

Comme on le voit, c’est une vieille histoire ! Et on pourrait passer deux heures à ne faire que citer des textes anciens, remontant au IVème  siècle, qui évoquent la foi des chrétiens en cette réalité.

Mais que signifie l’Assomption pour chacun d’entre nous ?

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Homélie du 12 aout 2018

Textes :

Frères et sœurs, voilà la troisième étape de notre réflexion sur le 6ème chapitre de l’Évangile  de Jean.

Il y a quinze jours Jésus nous faisait comprendre qu’il n’y a que de Dieu que nous pouvions attendre toute plénitude. Seul Dieu peut rassasier la vraie faim des hommes.

La semaine dernière, il nous invitait à mettre notre foi en lui : « l’œuvre de Dieu c’est que vous croyez en celui qu’il a envoyé… Vrai pain venu du Ciel qui donne la vie au monde. »

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Homélie du 5 aout 2018

Ex 16, 2-4.12-15
Ps 77
Ep 4,17.20-24
Jn 6, 24-35

 

En écoutant le peuple récriminer au désert, regrettant les marmites pleines de viandes et le pain à satiété du temps de l’esclavage, je me suis souvenu de mon grand-père remplissant à ras bord l’auge du cochon la veille de son sacrifice. La morale de cet homme était la morale de tous ceux et celles qui ont connu la faim, elle tient en une phrase : mourir oui mais mourir le ventre plein.

Dans la récrimination du peuple au désert il y a bien cela et ici Dieu ne leur fait aucun reproche, il leur donne de la viande et du pain. Le ventre a aussi ses droits ou plutôt quelle est la liberté du ventre vide ? Un mensonge comparable à l’obscène « le travail rend libre » à l’entrée des camps de concentration nazis…

Il semble devenu de mode, chez une minorité qui se pense élite ou avant-garde, à séparer l’humanité entre « viandards » et « éveillés ». Sans vouloir rentrer dans le débat très sérieux de la souffrance animale, il me semble clair que si nos ancêtres ont pu domestiquer des animaux aussi différents que les bovins et les loups, c’est que ces derniers sont opportunistes. Autrement dit les animaux avaient eux aussi un intérêt à cette domestication : une nourriture abondante avec un maximum de sécurité et un minimum de dépense d’énergie. Mais à l’époque de ce « contrat » les humains, et encore moins les animaux, ne pouvaient imaginer l’avènement de l’industrie agro-alimentaire. Ici en effet les données du « contrat » ont radicalement changé ; il ne s’agit plus de mourir le ventre plein mais bien de ne jamais vivre du tout puisque l’industrie ne considère que de la matière première. Alors oui, il y a bien scandale.

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